Texte de Chilpéric de BOISCUILLE

Marie Christine Palombit n’a pas dû rester bien longtemps dans le cabinet du psychothérapeute car elle ne respecte pas l’ordre des choses qui veut que d’un côté, il y a le psychothérapeute qui écoute et prend des notes et de l’autre le « patient » qui voit des femmes à poil. Elle, commence par dessiner à partir d’un modèle vivant qui bouge sans arrêt et qu’elle fige avec son gros pastel à l’huile noir. Elle accroche, expose, oublie puis redécouvre et interprète. Puis elle plie, bave, déchire maroufle, caviarde, buvarde, éponge, maroufle à nouveau. Les pliures pourraient nous faire penser à l’axe …

Texte de Claude EVENO

Pourquoi acquérir une peinture quand on n’est pas collectionneur ? Il n’y a sans doute qu’une seule réponse : pour vivre avec elle. La relation qu’on établit avec une œuvre est toujours un peu amoureuse. On regarde un tableau comme un visage élu, à la fois miroir de soi et figure mystérieuse : panorama familier dont l’exploration n’a pas de fin. Pourtant l’instant initial, celui du désir d’acquisition, est une rencontre marquée par l’évidence, une séduction bien sûr, mais surtout une impression, très singulière pour chacun, de retrouvailles avec le territoire d’une rêverie personnelle. Cette rêverie, chargée d’une enfance et des expériences essentielles …

Texte de Philippe LOUGUET

Tout commence par le corps, ses flux, ses influx… le corps qui rêve et s’égare… le corps qui pense aussi… mais également, par le collage, le montage, le corps caméléon : La contamination des formes et des textures le fait tour à tour terre, vallées, collines, constellations… Alors, le grain du corps, du papier, celui du ciel, de la terre se confondent. À quoi donc nous convie la peinture ? À rien tant qu’à l’émerveillement du surgissement… au devenir désormais du corps créateur… morcelé, remembré en figures énigmatiques du pur signifiant. Dans l’intimité du carré comme forme close se joue …